Garantie loyers impayés (GLI)
Budget indicatif 2026 : 15 à 45 €/mois — fourchette de marché, pas un devis.
La garantie loyers impayés est l’assurance du bailleur contre son risque principal : elle rembourse les loyers et charges impayés (plafonds usuels de 70 000 à 90 000 € par sinistre, durée d’indemnisation longue voire illimitée selon les contrats), prend en charge les frais de contentieux (commandement de payer, procédure d’expulsion) et, en option, les détériorations immobilières constatées au départ. Son prix s’exprime en pourcentage du loyer charges comprises — 2 à 4 % le plus souvent, soit 15 à 45 € par mois pour les loyers courants — et il est déductible des revenus fonciers au régime réel. Elle complète la PNO, qui couvre le bâti, pas les loyers.
La contrepartie est stricte : l’assureur ne couvre que les locataires validés selon ses critères — typiquement un taux d’effort de 33 à 35 % maximum (loyer ≤ un tiers des revenus nets) et une situation professionnelle stable ou des garanties équivalentes. Un dossier accepté à la légère est le motif de refus d’indemnisation numéro un. À noter : le cumul GLI + caution personne physique est interdit, sauf pour un locataire étudiant ou apprenti, et la garantie Visale d’Action Logement offre une alternative gratuite pour les publics qu’elle vise.
Ce qui fait varier la prime
- montant du loyer charges comprises (la prime est un pourcentage)
- étendue des garanties : impayés seuls, ou dégradations et protection juridique en plus
- plafond par sinistre et durée d’indemnisation
- franchise ou carence (certains contrats laissent le premier mois à charge)
- critères de solvabilité imposés pour le locataire (taux d’effort, type de contrat de travail)
La méthode, pas à pas
- valider le dossier du locataire selon les critères EXACTS de l’assureur avant de signer le bail — une GLI souscrite sur un dossier non conforme n’indemnisera pas
- conserver toutes les pièces du dossier locataire (revenus, contrat de travail, avis d’imposition) : elles seront exigées au premier impayé
- déclarer l’impayé dans le délai contractuel (souvent 2 à 3 mois après le premier terme impayé) : le retard de déclaration est un motif de refus classique
- comparer GLI et Visale : pour un locataire de moins de 31 ans ou en mobilité professionnelle, la garantie publique gratuite couvre déjà beaucoup
- vérifier le sort du départ furtif et des loyers dus après abandon du logement, pas seulement l’impayé « classique »
Questions fréquentes
Puis-je demander une caution ET souscrire une GLI ?
Non : la loi interdit le cumul d’un cautionnement de personne physique avec une assurance loyers impayés, sauf si le locataire est étudiant ou apprenti. Il faut choisir l’un ou l’autre dispositif.
La GLI est-elle déductible de mes impôts ?
Oui : au régime réel des revenus fonciers, les primes d’assurance loyers impayés sont intégralement déductibles. Au micro-foncier, l’abattement forfaitaire de 30 % est réputé tout couvrir — la déduction spécifique n’existe pas.
Sources
Assurance habitation — autres situations : Assurance habitation locataire · Assurance habitation propriétaire occupant · Assurance propriétaire non occupant (PNO) · Assurance habitation étudiant · comparatif.