Quotités d’assurance en couple
Budget indicatif 2026 : 20 à 120 €/mois — fourchette de marché, pas un devis.
La quotité est la part du prêt assurée sur chaque tête — et la décision la plus structurante du contrat. À 100/100, le décès d’un seul conjoint solde l’intégralité du prêt : protection maximale, prime maximale (vous payez deux couvertures pleines). À 50/50, le décès d’un conjoint n’efface que la moitié : le survivant continue de rembourser l’autre moitié, avec un seul revenu. Entre les deux, toutes les répartitions sont possibles (70/30, 60/40…), la banque exigeant simplement un total d’au moins 100 %.
Le bon réglage se calcule, il ne se décrète pas : simulez la mensualité résiduelle pour chaque survivant avec SES revenus. Un couple aux revenus très asymétriques a rationnellement intérêt à surpondérer la tête qui gagne le plus (90/60, 100/50…). Et depuis la loi Lemoine, la quotité interagit avec le seuil des 200 000 € par tête du questionnaire médical — un paramètre de plus dans l’équation.
Ce qui fait varier la prime
- écart de revenus entre conjoints
- patrimoine et prévoyance existants (capital décès employeur, assurance-vie)
- coût marginal du passage de 100 % à 200 % de quotité totale
- seuil Lemoine de 200 000 € par tête (questionnaire médical)
- situation familiale (enfants, prêt sur la résidence principale ou un investissement)
Comment payer le juste prix
- simuler concrètement : « si X disparaît, Y peut-il payer la mensalité restante avec son revenu ? » — la réponse dicte la quotité, pas une règle toute faite
- sur une résidence principale avec enfants, le 100/100 se justifie souvent malgré son coût : le survivant hérite d’un toit payé, pas d’une dette
- sur un investissement locatif, des quotités réduites se défendent : les loyers continuent de tomber
- réviser les quotités aux grandes étapes (naissance, écart de carrière) via une substitution Lemoine : rien n’est figé
- utiliser le seuil des 200 000 €/tête intelligemment quand un conjoint a des antécédents médicaux
Questions fréquentes
La banque impose-t-elle le 100/100 ?
Non : elle exige une quotité totale d’au moins 100 % du prêt, réparties librement. Certaines banques recommandent fortement le 100/100 sur la résidence principale — c’est un conseil, éventuellement pertinent, pas une obligation légale.
Peut-on changer les quotités en cours de prêt ?
Oui, à l’occasion d’une substitution d’assurance (possible à tout moment depuis la loi Lemoine) : le nouveau contrat peut porter des quotités différentes, sous réserve de maintenir l’équivalence de garanties et un total d’au moins 100 %.
Sources
Assurance emprunteur — autres situations : Changer d’assurance emprunteur (loi Lemoine) · Emprunter sans questionnaire médical · Assurance de prêt avec antécédents (AERAS) · Assurance emprunteur fumeur · comparatif.