Cyber-assurance
Budget indicatif 2026 : 25 à 200 €/mois — fourchette de marché, pas un devis.
Le risque cyber est devenu le risque d’entreprise le plus fréquent après le dégât des eaux, et les TPE-PME sont les premières victimes des rançongiciels et de la fraude au virement (faux fournisseur, faux président). La cyber-assurance combine trois étages : la gestion de crise (assistance 24/7, experts en réponse à incident, négociation, communication — la partie qui sauve réellement l’entreprise dans les 72 premières heures), les dommages propres (reconstitution des données et systèmes, perte d’exploitation consécutive, fraude selon options) et la responsabilité envers les tiers (fuite de données personnelles, notifications RGPD, réclamations de clients).
Les assureurs n’acceptent plus le risque nu : sauvegardes déconnectées et testées, authentification multifacteur sur les accès distants et la messagerie, mises à jour — le questionnaire de souscription est devenu un audit, et une réponse inexacte (MFA déclarée mais non déployée) est le motif de refus de sinistre n° 1 du marché. La prime d’une TPE saine démarre autour de 300-800 €/an et grimpe avec le chiffre d’affaires et la sensibilité des données.
Ce qui fait varier la prime
- chiffre d’affaires et dépendance informatique de l’activité
- données détenues (santé, paiement = sensibilité maximale)
- hygiène de sécurité réelle : MFA, sauvegardes hors ligne, EDR, mises à jour
- plafonds par garantie (la gestion de crise se consomme vite) et sous-plafond fraude
- franchise et délai de carence de la perte d’exploitation cyber
Conseils concrets
- mettre le niveau de sécurité au niveau déclaré AVANT de signer : le questionnaire engage, l’écart entre déclaré et réel se paie au sinistre
- privilégier les contrats avec hotline de crise 24/7 et prestataires de réponse à incident nommés : en pleine attaque, c’est ce numéro qui vaut la prime
- vérifier la couverture de la fraude au virement (souvent en option, plafonnée bas) : c’est statistiquement votre sinistre le plus probable
- articuler avec la RC pro : la cyber couvre VOS systèmes et les données ; la RC pro couvre vos prestations — un prestataire IT a besoin des deux
- utiliser les ressources publiques gratuites (cybermalveillance.gouv.fr) pour mettre à niveau l’hygiène de base : elles font baisser la prime et surtout le risque
Questions fréquentes
La cyber-assurance paie-t-elle les rançons ?
Certains contrats le permettent en dernier recours dans le cadre légal, d’autres l’excluent ; le débat réglementaire évolue. L’essentiel de la valeur est ailleurs : réponse à incident, reconstruction des systèmes, perte d’exploitation, gestion RGPD. Ne choisissez jamais un contrat sur la seule clause rançon.
Une TPE de 3 personnes a-t-elle vraiment besoin d’une cyber ?
Si son activité s’arrête quand l’informatique tombe (fichier client, devis, facturation en ligne), oui — le coût moyen d’un incident dépasse largement des années de prime. Si l’outil numérique est marginal, la priorité est d’abord l’hygiène gratuite (sauvegardes, MFA), l’assurance vient ensuite.
Sources
Assurance pro — autres situations : Responsabilité civile professionnelle · Garantie décennale · Multirisque professionnelle · Assurances de l’auto-entrepreneur · comparatif.